Très touristique, le Yucatán est probablement l’Etat mexicain le plus connu au travers le monde. Ses eaux turquoise et ses nombreuses ruines Mayas en ont fait une destination ‘soleil’ de choix. Notez cependant que le Yucatán est une région à part. En effet, la culture Yucatèque se rapproche davantage de la vie aux Caraïbes que de celle du reste du Mexique.

On retrouve au Yucatán différentes atmosphères liées à l’histoire de la région. Bien entendu la culture Maya a laissé une empreinte très importante avec de nombreuses ruines (Chichén Itzá, Ek Balam, Uxmal…). Les villes telles que Merida ou bien Valladolid témoignent quant à elles de son passé colonial.

 

Attention à ne pas confondre l’Etat du Yucatán avec la péninsule qui porte le même nom, regroupant trois régions indépendantes: le Quintana Roo, le Campeche et le Yucatán.

 

Valladolid,"La Sultane de l'Orient"

Située en plein cœur de la Riviera Maya, à même pas une heure des sites de Cobá et de Chichén Itzá, se trouve la jolie ville de Valladolid. Entre tradition Maya et architecture coloniale, Valladolid est une ville bourrée de charme qui a su conserver son authenticité. Avec ses rues pavées, ses façades colorées aux tons chauds, son architecture au style colonial, et ses nombreux parcs ombragés, Valladolid attire de plus en plus.

Comme dans de nombreuses villes d’Amérique Centrale, la vie y est douce et paisible. Les habitants vivent au rythme du soleil. Dès le petit matin ils s’installent sur les bancs de la place centrale (Plaza e Parque Francisco Cantón Rosado), lisent le journal du jour et regardent le va-et-vient des passants. Cette nonchalance apparente contamine très vite les touristes venus faire le plein d’énergie. Ici on profite, on se repose et on se balade - si possible à la fraiche tôt le matin ou en fin de journée car la chaleur devient vite harassante en journée. Un bon moyen d’y remédier est de venir se rafraichir dans le cenote Zací. C’est d’ailleurs le seul cenote qui se situe au centre d’une grande ville yucatèque. 

Histoire de Valladolid en quelques mots : Fondée en 1543 par le conquistador Espagnol Francisco de Montejo, Valladolid fut dans un premier temps proche de la côte. Mais deux ans plus tard la ville fut rebâtit à son emplacement actuel, plus reculée dans les terres pour éviter l’invasion de moustiques. A l’époque il s’agissait de la cité Maya Zací (du même nom du cenote) qui fut complètement saccagée et pillée par les colons Espagnols, afin de reconstruire leur maisons et leurs églises. Aujourd’hui encore on peut visiter la plupart des monuments religieux qui ont été construits à cette époque (tel que la cathédrale de San Servacio ou le Couvent franciscain de San Bernardino de Siena).

Cette invasion marqua le début des hostilités entre le peuple Maya et les immigrés Espagnols. A plusieurs reprises au cours de l’Histoire, les rebelles Mayas tentèrent de récupérer ce territoire. Il leur fallu attendre 1847, durant la guerre des Castes (1847-1901) pour remettre la main sur leur terre sacrée. Malheureusement cette victoire fut de courte durée, puisque Valladolid leur fut repris. Cette guerre aura eu un impact très négatif sur la ville qui fut presque totalement détruite. Seules quelques rues, surtout autour du zócalo, sont toujours d'origine. Le reste de la ville a été reconstruit ou restauré. C'est également à cette époque que les frontières actuelles de la péninsule furent établies.

Le nom de Valladolid fut donné en hommage au Royaume d’Espagne, dont la capitale était Valladolid.

Izamal, "La Ciudad Amarilla" ou "El "Pueblo Mágico"

Izamal aura été mon coup de cœur lors de ce voyage au Mexique. J’ai particulièrement aimé ce mélange de couleurs jaune-orangés, ocre, blanc... qui s’étend sur toute la ville. A peine arrivé, on est directement plongé dans une ambiance chaleureuse. On ne sera donc pas surpris d’apprendre qu’Izamal  est désignée comme la ”ville Solaire du Yucatán”, autrement appelée « La Ciudad Amarilla ».

Le village d’Izamal est relativement petit. Hormis son couvent, la place principale (zócalo) et les vestiges des anciennes ruines Mayas, le tour est vite fait. Mais c’est ce qui fait son charme. Pas besoin de se presser, on se perd dans un dédale de rues pour essayer de trouver la plus jolie maison. Certaines, pas mal en réalité, sont abandonnées ou en mauvais état. Avec le développement de Mérida et Valladolid, Izamal ne rivalise pas et se retrouve quelque peu abandonnée. Elle n’en reste pas moins inintéressante. Une pause bienvenue entre ces multiples visites de sites archéologiques et de villes coloniales des temps modernes.

Avant d’être une ville coloniale, Izamal était une ancienne cité Maya Yucatèque, l’une des plus importantes de la région. Aux abords de la ville, se trouvent en effet d’anciennes ruines*. Leur nombre n’est pas totalement défini mais il semblerait que deux d’entre elles soient accessibles : l’acropole Popol Chac et la pyramide de Kinich-Kakmó - dédiée au Dieu Soleil - qui offre une vue à 360˚ sur toute la « Ciudad Amarilla » (après la pyramide Nohoch Mul de Cobá, c’est la seconde plus haute du Yucatán). Comme pour la plupart des anciennes cités Mayas, elle fut pillée par les conquistadors Espagnols. Les pierres furent notamment utiliser pour la construction  du couvent de San Antonio de Padua, en 1561.

Ex-convento de San Antonio de Padua : Au cours de la colonisation, les conquistadors demandèrent aux franciscains de construire un couvent dans le but d’introduire le christianisme au Yucatán et d’évangéliser les peuples Mayas de la région. Les travaux commencèrent en 1553, après avoir rasé le temple situé au sommet de l’acropole Popol Chac. Une fois fini, tout le monde s’accorda à dire qu’il s’agissait d’un des plus beaux couvents jamais construits. Entre sa couleur ocre et son immense atrium (le 2ème, juste après celui de Saint-Pierre de Rome au Vatican, rien que ça…), on ne peut que admirer ce chef d’œuvre architectural. Au cours de votre visite vous pourrez vous rendre dans le Camarin et adresser une prière a la Vierge d’Izamal, patronne de la ville très vénérée (pas moins de 10 jours de festivités lui sont consacrés, 3 fois par an !). Notez que les arcades, les deux cloîtres la tour de la chapelle de la Tercera ont été  ajoutés plus tard.

 

* Petite anecdote : Malgré avoir arpenté la ville en long en large et en travers, je suis totalement passée à côté de ces ruines. Ne me demandez pas comment mais apparemment c’est possible…

Laguna Rosada - Telchac Puerto

Lagune (n.f) : Etendue d'eau salée, -- qui peut aussi être saumâtre et même douce -- peu profonde située en zone côtière, complètement ou partiellement isolée de la mer par un cordon littoral.

C’est presque par hasard, en longeant la route YUC27 reliant le port de Telchac à Progreso, que je suis tombée sur ce petit paradis rose. Trop éloignée des réserves naturelles de Celestún ou de Río Lagartos, j’avais abandonné l’idée d’admirer la lagune mexicaine et ses flamants roses. Très peu visitée, la Laguna Rosada offre un spectacle d’une tranquillité réconfortante et d’une beauté saisissante. Cette lagune porte bien son nom puisqu’elle a la particularité d’être une eau salée riche en Algae, un végétal qui biosynthétise des caroténoïdes (pigments de couleur jaune-orange). Sa présence en forte concentration explique la teinte complètement rose, voire rouge que prend l’eau à certains endroits (c’est également ce pigment qui donne leur couleur rosée aux flamants, que vous pourrez d’ailleurs observer lors des périodes migratoires).

J’ai été marquée par le contraste de ces paysages marins : d’un côté des bassins roses à perte de vue, de l’autre la mer bleue, le tout séparé par des amas de sel. Il faut savoir que les lagunes (ou les salines) sont des lieux où l’on récupère le sel produit par évaporation naturelle de l’eau salée. Ce sel est ensuite réutilisé pour l’industrie, le commerce et l’usage domestique. D’ailleurs il n’est pas impossible que vous croisiez quelques mexicains venus y chercher leur ration personnelle, afin de fabriquer de bonnes glaces maison.

Mérida, "La Ciudad Blanca"

January 01, 2020

Bizarrement, je n’ai pas été transportée par cette ville, qui est pourtant la capitale du Yucatán. Capitale politique, économique mais surtout culturelle. Je ne pense qu’il y ait une raison particulière : peut-être le peu de temps passé sur place, les quelques (longues) averses qui ont rythmées la journée ou le trop gros décalage avec les autres villes visitées qui m’avaient clairement séduites. Malgré cette légère déception, je pense que pour être appréciée à sa juste valeur Mérida mérite qu’on lui accorde bien plus que quelques heures. Au cours de votre visite, vous vous rendrez compte qu’au fil des années, cette métropole a fortement évolué. De l’ancienne cité Maya conquise par les espagnols, elle est devenue la ville moderne et cosmopolite que l’on connait aujourd’hui.

De l’ancienne cité Maya à la ville coloniale

Fondée en 1542 par Francisco de Montejo, Mérida était originellement une ancienne cité Maya, plus connue sous le nom de T'hó, la « ville aux cinq collines ». Au cours de la colonisation, les édifices Mayas furent pillés et leurs pierres utilisées pour la construction de nombreux bâtiments, dont la cathédrale. Craignant des représailles Mayas, un mur d’enceinte fut d’ailleurs construit tout autour de la ville. Aujourd’hui, bien que les fortifications aient disparues, plusieurs portes d’entrées sont toujours intactes, ce qui permet de nous rendre compte de sa taille, importante pour l’époque. Grâce au travail des historiens, nous savons qu’il s’agit de la première ville coloniale sur la péninsule du Yucatán et qu’elle fut nommée ainsi en hommage à la Mérida d’Espagne, importante ville espagnole aux vestiges romains.

Capitale du Yucatán

C’est en toute logique que Mérida fut désignée capitale de l’Etat du Yucatán. Bien que la ville soit de taille importante, son centre historique et culturel est surtout concentré autour de la Plaza Grande (ou le zocaló). Musées, architecture, galeries d’art, restaurants, spectacles,... la culture est présente à chaque coin de rue.

C’est vraiment le cœur de la ville où se mêlent touristes et locaux. Les premiers viennent visiter les différentes institutions à l’architecture coloniale qui entourent la place (la cathédrale de San Ildefonso, le palais du Gouverneur et la résidence Montejo), avant de s’enfoncer dans les rues commerçantes pour un instant shopping. Les mexicains, quant à eux, s’installent confortablement sur un banc à l’abri du soleil, piquent un somme et savourent cette douce liberté. Puis le temps d’un instant, tous se réunissent, irrésistiblement attirés par le son d’une mélodie. En effet, jours et nuits, le zocaló s’enflamme au rythme des représentations (las vaquerías) de danses traditionnelles yucatèques. Ce sont les ‘jarana yucateca’ où les femmes et les hommes dansent, vêtus de costumes multicolores. Un sacré spectacle.

Les deux autres points d’intérêt de Mérida sont le ‘Paseo de Montejo’ et le ‘Mercado  Lucas de Gálvez’. El Paseo de Montejo est une avenue longue de 4km aux demeures immenses et  extravagantes du XIXè siècle, toutes plus belles les unes que les autres. El Mercado Lucas de Gálvez est un marché réparti sur deux étages. On y vient pour manger ou pour acheter des produits d’artisanat local (bijoux, broderie, vêtements, …).

"La Ciudad Blanca"

Ce nom de ‘cité blanche’ aurait plusieurs origines, plus ou moins justifiées. Tout d’abord l’utilisation de pierres de calcaire comme matériau principal pour la construction de nombreux édifices (comme la cathédrale). Ensuite ce nom ferait référence à la propreté absolue de la ville. Le blanc étant associé à la pureté, les habitants se plaisent à dire que Mérida est d’une blancheur ‘immaculée’. Et enfin, historiquement, on dit que les conquistadors ont construits cette ville ‘blanche’ dans le but de se protéger des Mayas.

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