Illinois

 
 

Nouvelle-Orléans

 

 

NO version 1.0 : Février 2016

NO version 2.0 : Avril 2018

L'article sera mis à jour début avril, après mon retour de la Nouvelle-Orléans :)

Au programme: French Quarter ; Bayou ; Laura Plantation...

Jazz

Origines du Jazz (fin du 19ème et début du 20ème siècle)

A l’origine, le Jazz est un métissage musical et culturel entre les sonorités Caribéennes, Africaines et les techniques instrumentales Européennes. C’est en Louisiane, et plus particulièrement à la Nouvelle-Orléans, qu’il fit son apparition au début du 20ème siècle. A cette époque, les esclaves travaillant dans les plantations de cotons entonnaient de nombreuses ’’work songs’’ lors de leur dur labeur. Ces chants à la mauvaise réputation, mixés au Blues et au Gospel furent repris et réinterprétés par les fanfares de rues, exclusivement composées de musiciens noirs. C’est la naissance du Jazz. Trompettes, trombones, clarinettes, banjos et tambours résonnaient à tue-tête dans leur quartier de Storyville où se mêlait alcools, drogues et prostitution. C’est ici que le nom de « Jazz » fut d’ailleurs employé pour la première fois, en référence à l’argot ‘gism’ ou ‘gasm’ qui définit l’énergie et l’acte sexuel.

Le New Orleans (1917)

C’est la seconde guerre mondiale qui entraina la première révolution ‘jazzique’. En effet, la Marine américaine étant envoyé en Europe, le quartier de Storyville se retrouva déserté puis fermé en quelques semaines à peine. N’ayant plus accès à ces institutions du plaisir, les jazzbands  décidèrent de s’établir à Chicago. Il faut savoir qu’à cette époque, les gangsters, dont le célèbre Al Capone, avaient pris possession de la ville. Enthousiasmés par ce nouveau genre musical, ils décidèrent de financer et répandre le Jazz au quatre coins de la windy city. Ce nouvel entrain abouti au style New Orleans, caractérisé par ses phases d’improvisation.

Le Chicago (1924-1930)

C’est le rythme, la fougue et les sonorités africaines qui jusqu’à présent donnaient sa personnalité au Jazz. Mais dans les années 20, les Blancs s’y essayèrent pour la première fois et leur interprétation abouti à la création du style Chicago.

Le Be Bop (1940-1946)

Au rythme et à la mélodie plus marqués, le Be Bop rencontra un fort succès lors de son apparition en 1942. Qualifié de provocateur, il se caractérise à la fois par de nouveaux accords musicaux aux tempi entrainant mais aussi par ses enchaînements harmoniques complexes. C’est au travers le Be Bop que les musiciens noirs choisissent de s’exprimer et de faire passer leurs idées (on rappelle que la ségrégation, la discrimination et le racisme étaient monnaie courante dans les années 40).

Le Swing (1938-1944)

Synonyme de joie de vivre, le Swing résonna sur de nombreuses pistes de danses au cours des années 40. Plus discipliné que le Be Bop, il apporta au Jazz un nouveau souffle, plus enthousiaste et spectaculaire. Ce n’est pas un hasard si le Swing est aujourd’hui encore l’un des mouvements jazzique les plus connu. Pour cela, il faut remercier le grand Louis Armstrong : trompettiste, compositeur et chanteur à la voix au grain si particulier.

Le Cool Jazz (1949)

Tout est dans le nom. Qualifié de plus détendu, plus modéré et plus harmonieux, le style Cool prend le contre-pied de l’agressif Be Bop. L’émotion l'emporte sur la performance.

Le Jazz Funk (fin des années 50)

Jusqu’en 1954, bien qu’aux sonorités proches, le Jazz se distinguait encore du Blues et du Gospel. Mais c’était sans compter la passion d’un jeune pianiste de 24 ans qui décida de les fusionner pendant 2’55’’. Cette audace, du nom de ‘‘I got a Woman’’, fut le premier grand succès de Ray Charles. A l’origine de la Soul (également appelée Jazz Funk), ce musicien hors pair marqua toute une époque et changea à jamais l’histoire des musiques noires. Reconnaissable dès les premières notes, ‘‘I got a Woman’’ devint une chanson immortelle qui a traversé les générations et survécu aux bouleversements musicaux. Avec ce morceau plein d’energie, connu de tous, on comprend mieux pourquoi  Ray Charles est ‘‘The Genius’’.

Le Jazz Modal (fin des années 50)

Ce nouveau style ne se caractérise pas sa structure technique, bien au contraire. Le but est de se laisser aller, de faire place à la créativité, et ne surtout pas s’enfermer dans des accords tout fait. Basé sur l’improvisation, le Jazz Modal se  veut libre et innovateur, comme nous le montre Miles Davis dans son album "Kind of Blue" de Miles Davis (disque le plus vendu de l’histoire du Jazz).

Les bars de Jazz à ne pas manquer

30°/-90° | 520 Frenchmen St NOLA | Live Music

Spotted Cat  | 623 Frenchmen St NOLA | Live Music

Blue Nile  | 532 Frenchmen St NOLA | Live Music

Prevention Hall  | 726 St Peter St NOLA | Live Music

Vaudou

Si je vous dis Vaudou, vous-pensez à quoi ? Laissez-moi deviner : magie noire, pleine lune, poupées vaudou, pentagramme, cimetières … Classique, on est tous pareil. Et pourtant aucun de ces éléments ne se rapproche de près ou de loin du Vaudou… ! (Merci Hollywood pour la confusion…).

- Mais alors qu’est-ce que le Vaudou et d’où vient le mystère qui l’entoure ? -

C’est une religion qui se transmet de bouche à oreille de générations en générations. Il n’existe aucun écrits retraçant ses fondements, ses croyances et son histoire, ce qui explique pourquoi toute personne extérieure à cette communauté n’aura que des informations partielles ou erronées. Peu d’informations mais tellement de rumeurs, pas facile de démêler le vrai du faux.

Culte de Diable ou Croyance en Dieu ?

Pour mieux comprendre, il est nécessaire de remettre les choses dans leur contexte. Au début des années 1700, venus du Sénégal, du Congo, d’Haïti ou encore du Bénin, des milliers d’esclaves arrivèrent en Amérique. Du fait de leurs différences, ces hommes et ces femmes ont attisés la curiosité mais également la crainte et la méfiance. En effet, à cette époque les populations blanches étaient très pratiquantes et ne se fiaient qu’à la Bible. Selon eux, il n’y avait qu’une façon d’honorer Dieu, et par analogie, toutes les autres pratiques se rapportaient au contraire au culte du Diable… C’est pourquoi, lorsqu’ils furent témoins des rituels « peu catholiques » de leurs esclaves, ils associèrent le vaudouisme à la pratique de la magie noire.

Les poupées vengeresses

Du fait de leur statut d’esclaves et de cette méfiance à leur égard, les Noirs ne bénéficiaient d’aucunes reconnaissances et n’étaient bon qu’à servir. Considérés comme inférieurs, leur avis et leur expertise importaient peu. « Plutôt mourir que de se faire conseiller ou soigner par un Noir ». Puis un jour la médecine européenne ne tenu plus ses promesses. En effet, l’injection de mercure aux patients avait plus tendance à réduire l’espérance de vie (voire tuer) qu’à guérir. Certains Blancs décidèrent alors de se tourner vers des médecines alternatives pratiquées par certains esclaves, anciennement médecin de leur tribu. Ne sachant ni lire ni écrire, ils utilisaient des poupées à l’effigie de leurs patients, où ils plantaient de petites aiguilles dans la zone de douleur à traiter. Ceci leur permettait de se souvenir du soin procuré d’une séance à l’autre. La poupée remplaçait donc le dossier médical. Ainsi, si le patient revenait quelques semaines plus tard, le médecin-esclave pouvait faire un suivi : en cas de douleurs persistantes, il laissait l’aiguille en place et continuait le traitement. En cas de guérison, l’aiguille était retirée, symbole de la douleur disparue. Il est alors facile de comprendre pourquoi on associe les poupées vaudou à la douleur que l’on souhaite infliger à une personne en particulier, au moyen d’aiguilles.

Marie Laveau : Légende urbaine ou réalité ?

Et enfin parlons de Marie Laveau. Cette femme est connue comme ayant été l’une des plus grandes prêtresses vaudou de la Nouvelle-Orléans. Mais plusieurs questions demeurent : A-t-elle vraiment existé ? Quand est-elle née ? Où ? Qui est-elle ? Quelles sont ses origines ? Est-elle une prêtresse vaudou ? … Toutes ces questions sont pour la plupart sans réponses, et pourtant de nombreuses histoires circulent à son sujet. Cette femme, un quart Haïtienne, aurait été coiffeuse à domicile pour les dames blanches de la haute société de la Nouvelle-Orléans. Ses clientes parlaient sans retenu et les potins allaient bon-train. Pendant ce temps-là Marie tendait l’oreille de façon à recueillir un maximum d’informations et ensuite s’en servir pour faire chanter ces Ladys. Effrayées par tout ce savoir les concernant, ces femmes étaient persuadées que Marie était une sorcière. En plus de ça, elles juraient l’avoir surpris en transe dans un cimetière en pleine séance de vaudouisme. Il n’en fallait pas plus pour lancer la rumeur : Marie la prêtresse vaudou est alors née. Mais à aucun instant elle ne chercha à démentir ce qu’on racontait à son sujet car la crainte qu’elle provoquait était un pouvoir qu’elle comptait bien mettre à profit. Elle promettait de ne pas révéler ce qu’elle savait mais en échange elle était autorisée à racheter un esclave. Son but était de les libérer, après les avoir caché pendant un temps dans les sous-sols de sa maison. Il semblerait que Marie Laveau ait ainsi contribué à la libération de plus de 300 esclaves… 

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